Quelques minutes avant l’hommage à Anne Sylvestre : Nathaie Miravette ; Jorane ; Paule-Andrée Cassidy et sa fille Lou-Adrianne ; Les Charbonniers de l'Enfer ; Bernard Joyet, Matthieu Lippé ; Amylie ; Marcie ; Reggie Brassard ; Xavier Lacouture (Photo Albert Weber)
Réplique du premier poste officiel de traite des fourrures au Canada érigé en 1600 à Tadoussac (Photo Albert Weber)
En direct du berceau de l’Histoire de la Nouvelle-France
Premier constat : parler à des amoureux de la chanson francophone du festival de Tadoussac, c’est susciter – notamment via les réseaux sociaux - nombre de commentaires teintés d’envies complices et d’encouragements amicaux. Autant de réactions qui témoignent d’une évidence : ce festival a acquis au fil des ans une notoriété liée autant à sa superbe programmation qu’au site de toute beauté qui l’accueille. Et pouvoir y prendre part relève d’une expérience que l’on n’oublie pas.
Evidemment, quand on n’a encore jamais mis les pieds dans cette localité située à 2h30 de la ville de Québec, on demeure accroché à des clichés. Des cartes postales enracinées dans l’histoire, la géographie et la vie quotidienne de Tadoussac, premier lieu québécois à fêter ses 400 ans, en l’an 2000. Et pour cause puisque Tadoussac, c’est le berceau de l’Histoire de la Nouvelle-France.
C’est en 1535 que Jacques Cartier y jette l’ancre et visite les lieux, suivi en 1559 par Pierre de Chauvin de Tonnetuit, puis en 1603 par Samuel de Champlain.
Et c’est donc ici, au confluent du fjord du Saguenay et du fleuve Saint-Laurent qu’a été érigé en 1600 le premier poste officiel de traite des fourrures au Canada. On peut d’ailleurs visiter une réplique du «poste de traite de Chauvin». Et non loin de là, toujours face à l’inoubliable baie, près des sites accueillants artistes et groupes du festival, voici la fameuse «Chapelle des Indiens» construite en 1747 : elle est présentée comme «la plus ancienne église en bois encore existante dans tout le Canada».
A travers ces repères historiques parmi d’autres, c’est dire le rôle joué par Tadoussac depuis ses origines dans le destin du Québec. Avec en prime une vue de toute beauté avec une des sept plus belles baies du monde : Tadoussac est d’ailleurs le premier membre officiel nord-américain du Club des Plus Belles Baies du Monde.
Evidemment, quand on n’a encore jamais mis les pieds dans cette localité située à 2h30 de la ville de Québec, on demeure accroché à des clichés. Des cartes postales enracinées dans l’histoire, la géographie et la vie quotidienne de Tadoussac, premier lieu québécois à fêter ses 400 ans, en l’an 2000. Et pour cause puisque Tadoussac, c’est le berceau de l’Histoire de la Nouvelle-France.
C’est en 1535 que Jacques Cartier y jette l’ancre et visite les lieux, suivi en 1559 par Pierre de Chauvin de Tonnetuit, puis en 1603 par Samuel de Champlain.
Et c’est donc ici, au confluent du fjord du Saguenay et du fleuve Saint-Laurent qu’a été érigé en 1600 le premier poste officiel de traite des fourrures au Canada. On peut d’ailleurs visiter une réplique du «poste de traite de Chauvin». Et non loin de là, toujours face à l’inoubliable baie, près des sites accueillants artistes et groupes du festival, voici la fameuse «Chapelle des Indiens» construite en 1747 : elle est présentée comme «la plus ancienne église en bois encore existante dans tout le Canada».
A travers ces repères historiques parmi d’autres, c’est dire le rôle joué par Tadoussac depuis ses origines dans le destin du Québec. Avec en prime une vue de toute beauté avec une des sept plus belles baies du monde : Tadoussac est d’ailleurs le premier membre officiel nord-américain du Club des Plus Belles Baies du Monde.
Tadoussac est le premier membre officiel nord-américain du Club des Plus Belles Baies du Monde (Photo Manon Gagnon)
Un des symboles de Tadoussac, la Marina qui a accueilli des artistes en résidence du festival (Photo Manon Gagnon)
Loin de la musique du festival et cependant près de Tadoussac, un paysage à faire rêver : les dunes, un des attraits du Parc national du Fjord-Saguenay (Photo Manon Gagnon)
Sortie en mer les baleines et Centre d’Interprétation des Mammifères Marins
C’est du terme «Totouskak» signifiant «mamelles» (allusion à ses collines arrondies) que ce haut-lieu historique et touristique tire son nom. Au cœur du Parc Marin du Saguenay-Saint-Laurent et du Parc National du Fjord du Saguenay, Tadoussac attire chaque année des milliers de visiteurs attirés par la beauté des lieux, et aussi – élément essentiel – par les fameuses sorties en mer pour voir de près baleines, phoques et belugas.
Pareille expérience de trois heures ravit évidemment le touriste en quête de photos et de surtout de sensations fortes. Et l’on se sent tout petit face à ces animaux dont la plupart bénéficient de surnoms. D’où l’intérêt d’en savoir un peu plus sur le respect et la préservation de ces animaux devenus curiosités touristiques de renommée internationale … et de se rendre au CIMM.
Le Centre d’Interprétation des Mammifères Marins mérite assurément plus qu’un détour effectué au pas de course pour touristes pressés. Ici une visite avec arrêts sur les panneaux et les vidéos s’impose, de même qu’une escale dans la salle de projection pour un formidable documentaire de 18 minutes sur les baleines.
Pareille expérience de trois heures ravit évidemment le touriste en quête de photos et de surtout de sensations fortes. Et l’on se sent tout petit face à ces animaux dont la plupart bénéficient de surnoms. D’où l’intérêt d’en savoir un peu plus sur le respect et la préservation de ces animaux devenus curiosités touristiques de renommée internationale … et de se rendre au CIMM.
Le Centre d’Interprétation des Mammifères Marins mérite assurément plus qu’un détour effectué au pas de course pour touristes pressés. Ici une visite avec arrêts sur les panneaux et les vidéos s’impose, de même qu’une escale dans la salle de projection pour un formidable documentaire de 18 minutes sur les baleines.
Pour tout visiteur de Tadoussac, une escale s'impose au Centre d'interprétation des mammifères marins (Photo Albert Weber)
Père haitien, mère québécoise : Olivier Laroche en concert à la Marina. Une démarche artistique métissée entre blues, country, jazz, rock, reggae (Photo Manon Gagnon)
L'indispensable traversier reliant en un quart d'heure Tadoussac à Baie Sainte-Catherine (Photo Manon Gagnon)
Qui est venu une fois au Festival de la Chanson de Tadoussac n'a qu'une envie : revenir pour la programmation artistique et pour plonger dans un inoubliable cadre de vie (Photo Albert Weber
Ecole, bars, chapiteaux, auberge de jeunesse, marina et église : une incroyable diversité de lieux de concerts
Ambiance musicale spontanée au bord de la baie avec les trois complices de La Ritournelle (Photo Manon Gagnon)
A la différence d’éditions précédentes du Festival de Tadoussac, cette année pas de concert sous les squelettes de baleines au coeur du Centre d’Interprétation des Mammifères Marins.
Car l’une des particularités de ce festival de renommée internationale, c’est de proposer une programmation des plus intenses – avec parfois trois ou quatre concerts à la même heure, plusieurs jours de suite – dans des lieux vraiment très diversifiés : école, chapiteaux, auberge de jeunesse, marina, bars, et même l’église dont la salle paroissiale du sous-sol et le chœur de l’église sont transformés durant le festival respectivement en Salle Bord de l’Eau et Scène Desjardins ; en voilà une «sacrée» leçon de tolérance et de cohabitation entre le religieux et le laïc à mettre en relief sans hésitation.
Et ce n’est pas tout, car le festival joue aussi la carte du décor naturel. Le public en kayak est allé à la rencontre de Kabakuwo – formation métissée entre Québec, Mali et Sénégal – pour un concert à l’Anse à la Barque ! De quoi témoigner, une fois encore, de la véracité de l’un des slogans de Tadoussac : «Une destination toute naturelle».
Et n’oublions pas la salle Marie-Clarisse tellement appropriée pour des concerts acoustiques et située au majestueux – le qualificatif n’est pas exagéré - Hôtel Tadoussac. «Nature et hospitalité» sont les deux maîtres-mots de cet établissement ouvert en 1864 : sans doute un des symboles majeurs de Tadoussac avec sa belle toiture rouge que l'on voit de loin, notamment quand on se trouve sur le bateau à la découverte des baleines.
Au-delà des chapiteaux et salles pleines, notons aussi, en plein jour et jusque tard dans la nuit, des ambiances surgies spontanément au bord de la baie sur la plage, ou dans le village : de quoi retenir l’attention des amateurs de musiques qui s’attardent pour savourer des talents non mentionnés dans la programmation officielle, mais synonymes de belles surprises, tels les trois complices de La Ritournelle.
Car l’une des particularités de ce festival de renommée internationale, c’est de proposer une programmation des plus intenses – avec parfois trois ou quatre concerts à la même heure, plusieurs jours de suite – dans des lieux vraiment très diversifiés : école, chapiteaux, auberge de jeunesse, marina, bars, et même l’église dont la salle paroissiale du sous-sol et le chœur de l’église sont transformés durant le festival respectivement en Salle Bord de l’Eau et Scène Desjardins ; en voilà une «sacrée» leçon de tolérance et de cohabitation entre le religieux et le laïc à mettre en relief sans hésitation.
Et ce n’est pas tout, car le festival joue aussi la carte du décor naturel. Le public en kayak est allé à la rencontre de Kabakuwo – formation métissée entre Québec, Mali et Sénégal – pour un concert à l’Anse à la Barque ! De quoi témoigner, une fois encore, de la véracité de l’un des slogans de Tadoussac : «Une destination toute naturelle».
Et n’oublions pas la salle Marie-Clarisse tellement appropriée pour des concerts acoustiques et située au majestueux – le qualificatif n’est pas exagéré - Hôtel Tadoussac. «Nature et hospitalité» sont les deux maîtres-mots de cet établissement ouvert en 1864 : sans doute un des symboles majeurs de Tadoussac avec sa belle toiture rouge que l'on voit de loin, notamment quand on se trouve sur le bateau à la découverte des baleines.
Au-delà des chapiteaux et salles pleines, notons aussi, en plein jour et jusque tard dans la nuit, des ambiances surgies spontanément au bord de la baie sur la plage, ou dans le village : de quoi retenir l’attention des amateurs de musiques qui s’attardent pour savourer des talents non mentionnés dans la programmation officielle, mais synonymes de belles surprises, tels les trois complices de La Ritournelle.
Vu de la baie, le majestueux Hôtel Tadoussac ouvert en 1864 : un des symboles majeurs de la cité québécoise (Photo Manon Gagnon)
Mobilisation d'une centaine de bénévoles et de nombreux partenaires
Vendredi 15 juin, Scène Télé-Québec : trois des artistes en résidence : Sarah Toussaint-Léveillé, Renaud Pintiaux et Klô Pelgag (Photo Manon Gagnon)
Et comme les années précédentes, le festival a, une fois de plus, proposé un volet formation assuré par un auteur-compositeur-interprète fidèle à Tadoussac, l’auteur-compositeur-interprète Xavier Lacouture. Son concert donné quelques jours plus tard aura été un des temps forts du Festival en Chanson de Petite Vallée. Nous y reviendrons ultérieurement dans le dossier qui sera consacré à Petite Vallée ... et revenons donc à Tadoussac ! Ici place à une résidence d’artistes de la relève prolongée par plusieurs concerts signés Isabelle Simard, les sœurs Boulay, Renaud Pintiaux, Sarah Toussaint-Léveillé, Klô Pelgag, Olivier Laroche, Lisidor et LOuis.
Un des atouts de la préparation et du bon déroulement du festival, c’est la cohésion développée au fil des ans par une poignée de fous de chansons agissant à des postes divers : Thérèse Fournier (relations publiques) ; Marie-Françoise Balavoine (relations presse Europe) ; Communications Paulette Dufour (relations presse) ; Stéphanie Le Goff (financement et volet environnemental) ; Catherine Dionne (adjointe à la programmation), etc.
En attendant la 30ème édition du 13 au 16 juin 2013, la direction du festival conclut son bilan 2012 en ces termes : «Avec un budget somme toute très modeste, le Festival doit en partie son succès à la fidélité d’une centaine de bénévoles, de même qu’à l’implication financière de précieux partenaires dont la municipalité de Tadoussac, la SODEC; Tourisme Québec; Patrimoine Canada; Développement économique Canada, l’ATR Manicouagan, ainsi que des partenaires privés».
Dans le 2eme volet de notre dossier sur Tadoussac, nous parlerons de plusieurs artistes et groupes. Pas de tout le monde, car impossible de couvrir tous les concerts de tous les talents programmés dans ce festival bénéficiant d’une centaine de bénévoles agissant sous la responsabilité de Marie-Hélène Bourgault.
Pour en savoir plus sur cet événement :
Festival de la Chanson de Tadoussac
Un des atouts de la préparation et du bon déroulement du festival, c’est la cohésion développée au fil des ans par une poignée de fous de chansons agissant à des postes divers : Thérèse Fournier (relations publiques) ; Marie-Françoise Balavoine (relations presse Europe) ; Communications Paulette Dufour (relations presse) ; Stéphanie Le Goff (financement et volet environnemental) ; Catherine Dionne (adjointe à la programmation), etc.
En attendant la 30ème édition du 13 au 16 juin 2013, la direction du festival conclut son bilan 2012 en ces termes : «Avec un budget somme toute très modeste, le Festival doit en partie son succès à la fidélité d’une centaine de bénévoles, de même qu’à l’implication financière de précieux partenaires dont la municipalité de Tadoussac, la SODEC; Tourisme Québec; Patrimoine Canada; Développement économique Canada, l’ATR Manicouagan, ainsi que des partenaires privés».
Dans le 2eme volet de notre dossier sur Tadoussac, nous parlerons de plusieurs artistes et groupes. Pas de tout le monde, car impossible de couvrir tous les concerts de tous les talents programmés dans ce festival bénéficiant d’une centaine de bénévoles agissant sous la responsabilité de Marie-Hélène Bourgault.
Pour en savoir plus sur cet événement :
Festival de la Chanson de Tadoussac
Tadoussac, inoubliable havre de paix à deux heures et demie de la ville de Québec (Photo Manon Gagnon)
TEXTE ALBERT WEBER
PHOTOS ALBERT WEBER ET MANON GAGNON
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PHOTOS ALBERT WEBER ET MANON GAGNON
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29ème FESTIVAL DE LA CHANSON DE TADOUSSAC (1) : l’année des records










