"Je dirige le théâtre qui a à son entrée une inscription de Félix Leclerc : il y a des maisons où les chansons aiment entrer."
«Bonsoir, je suis né sur le bord du grand fleuve Saint-Laurent. Chez nous on l’appelle la mer …il a 110 km de large. Et de là-bas où je suis né, quatre mois par année le soleil sort de la mer le matin et on le voit redescendre dans la mer le soir. Je dirige le théâtre qui a à son entrée une inscription de Félix Leclerc : Il y a des maisons où les chansons aiment entrer. Bonne soirée ».
C’est en ces termes qu’Alan Côté se présente, et tout ou presque est ainsi dit en quelques mots : son enracinement dans une région de toute beauté, et une allusion au festival de Petite Vallée dont il assure la direction. Un festival - 30ème édition du 24 juin au 2 juillet 2012 - sur lequel il reviendra d’ailleurs plus tard, en fin de soirée juste avant "Il faut chanter plus fort que la mer".
Mais ne brûlons pas les étapes en évoquant cette soirée qui aura été, selon l'expression du directeur du Train-Théâtre, le premier vrai concert en France pour Alan Côté. Symbole fort de ce concert : la présence d’un groupe de la cité scolaire Camille Vernet, soit 16 jeunes qui se rendront cet été à Petite Vallée pour fêter les 30 ans du festival ! Ils vont y rejoindre près de 300 enfants pour former un chœur.
«Ils honoreront les deux parrains de cette manifestation Michel Fugain et Catherine Major » comme l’a annoncé Luc Sotiras en présentant la soirée. Une sacrée chorale de jeunes voix qui reprendront des refrains rendus célèbres par les deux passeurs de l’édition 2012 : une belle perspective assurément !
C’est en ces termes qu’Alan Côté se présente, et tout ou presque est ainsi dit en quelques mots : son enracinement dans une région de toute beauté, et une allusion au festival de Petite Vallée dont il assure la direction. Un festival - 30ème édition du 24 juin au 2 juillet 2012 - sur lequel il reviendra d’ailleurs plus tard, en fin de soirée juste avant "Il faut chanter plus fort que la mer".
Mais ne brûlons pas les étapes en évoquant cette soirée qui aura été, selon l'expression du directeur du Train-Théâtre, le premier vrai concert en France pour Alan Côté. Symbole fort de ce concert : la présence d’un groupe de la cité scolaire Camille Vernet, soit 16 jeunes qui se rendront cet été à Petite Vallée pour fêter les 30 ans du festival ! Ils vont y rejoindre près de 300 enfants pour former un chœur.
«Ils honoreront les deux parrains de cette manifestation Michel Fugain et Catherine Major » comme l’a annoncé Luc Sotiras en présentant la soirée. Une sacrée chorale de jeunes voix qui reprendront des refrains rendus célèbres par les deux passeurs de l’édition 2012 : une belle perspective assurément !
Les choses de la vie racontées par Alain Côté
Souvent qualifié de « figure emblématique du milieu artistique québécois et du Festival en chanson de Petite Vallée en Gaspésie », cet homme de scène (et de coulisses) est un véritable auteur-compositeur-interprète.
Et si Luc Sotiras l’a invité au Train-Théâtre, "ce n’est pas par copinage" bien que les deux professionnels se connaissant depuis pas mal d’années. Le directeur du Train-Théâtre a tenu à faire cette mise au point en présentant la soirée, afin d'éviter toute ambiguïté sur son invitation lancée à Alan Côté d’assurer la première partie des Tireux d’Roches.
Et au terme du concert de près d’une heure et quart offert sans temps mort par Alan et ses musiciens et choristes, l’on ne peut qu’approuver – sans aucune flagornerie - le constat signé Sotiras. Oui, on a affaire ici à un vrai artiste, pas à un directeur de festival qui aime chanter. En témoigne « Chercher son ours », son premier album lancé voici près d’un an au Québec pour lequel se sont mobilisés nombre de musiciens.
Car si Alan Côté agit la plupart du temps dans l’ombre, à Petite Vallée, il aura fallu le convaincre d’entrer en studio, encouragé notamment par le guitariste Rick Haworth, coréalisateur de l'album avec le percussionniste Sylvain Clavette. Tous deux étaient sur scène au Train-Théâtre, accompagnant l’artiste également accompagné de sa fille Mathilde Côté-Vaillancourt (claviers), sa blonde Danielle Vaillancourt (voix), le bassiste Martin Hogan et le guitariste Rick Haworth qui – la semaine précédente – accompagnait Lionel Richie dans une émission télévisée au Québec : une anecdote livrée par le chanteur et qui a suscité un crépitement d’applaudissements.
Les choses de la vie chères à Claude Sautet, Alan Côté les colore tantôt de rose, tantôt de gris, voire de noir selon ses «tounes » mijotées durant plusieurs années avant d’être rendues publiques.
A commencer par ces « Bonbons sucrés » qu’il offre à l’attentif public pour entamer son spectacle : une chanson douce-amère qui plonge dans l’intimité quotidienne des familles et des maisons : « Dans chaque maison/ y a un tiroir/plein de secrets/ dans chaque maison/ y a une histoire/ couteaux tirés/ dans notre maison/ ya des chansons/ qui aiment entrer ».
Et si Luc Sotiras l’a invité au Train-Théâtre, "ce n’est pas par copinage" bien que les deux professionnels se connaissant depuis pas mal d’années. Le directeur du Train-Théâtre a tenu à faire cette mise au point en présentant la soirée, afin d'éviter toute ambiguïté sur son invitation lancée à Alan Côté d’assurer la première partie des Tireux d’Roches.
Et au terme du concert de près d’une heure et quart offert sans temps mort par Alan et ses musiciens et choristes, l’on ne peut qu’approuver – sans aucune flagornerie - le constat signé Sotiras. Oui, on a affaire ici à un vrai artiste, pas à un directeur de festival qui aime chanter. En témoigne « Chercher son ours », son premier album lancé voici près d’un an au Québec pour lequel se sont mobilisés nombre de musiciens.
Car si Alan Côté agit la plupart du temps dans l’ombre, à Petite Vallée, il aura fallu le convaincre d’entrer en studio, encouragé notamment par le guitariste Rick Haworth, coréalisateur de l'album avec le percussionniste Sylvain Clavette. Tous deux étaient sur scène au Train-Théâtre, accompagnant l’artiste également accompagné de sa fille Mathilde Côté-Vaillancourt (claviers), sa blonde Danielle Vaillancourt (voix), le bassiste Martin Hogan et le guitariste Rick Haworth qui – la semaine précédente – accompagnait Lionel Richie dans une émission télévisée au Québec : une anecdote livrée par le chanteur et qui a suscité un crépitement d’applaudissements.
Les choses de la vie chères à Claude Sautet, Alan Côté les colore tantôt de rose, tantôt de gris, voire de noir selon ses «tounes » mijotées durant plusieurs années avant d’être rendues publiques.
A commencer par ces « Bonbons sucrés » qu’il offre à l’attentif public pour entamer son spectacle : une chanson douce-amère qui plonge dans l’intimité quotidienne des familles et des maisons : « Dans chaque maison/ y a un tiroir/plein de secrets/ dans chaque maison/ y a une histoire/ couteaux tirés/ dans notre maison/ ya des chansons/ qui aiment entrer ».
"Elle aime", une chanson dédiée à sa voisine, Madame Flora
P’tit détour par l’enfance et les souvenirs entre neige et tempête : « J’aime l’hiver et quand j’étais enfant, j’adorais l’hiver... surtout les jours de semaine quand il ya avait des tempêtes tempête quand les routes étaient fermées »
.
« Y a pas d’école aujourd’hui, tous les chemins sont fermés, pas d’école aujourd’hui, c’est congé » : facile pour le public de reprendre en chœur ce refrain chanté par Danièle Vaillancourt. « Pour être certain que c’est une chanson de vacances, je l’ai faite sur une musique un peu cubaine » selon l’expression du chanteur
Lui qui n’a pas le physique d’un gars qui a fait du ballet classique, comme il l’affirme entre deux chansons, jongle pourtant avec aisance dans cet univers aux chansons-tranches de vie. Car son inspiration, Alan Côté la trouve souvent dans son entourage, telle la chanson « Elle aime » aux accents folk country dédié à sa voisine Madame Flora : « Il y a de ces anges sur la terre/ qui passent leur vie sans déranger/ qui sèment l’amour comme on prend l’air/ qui donnent sans rien demander ».
Et pour cause, puisque cette voisine a joué un grand rôle dans la vie de l’artiste... Moment d’émotion quand Alan Côté raconte comment elle qui élevait déjà ses 15 enfant n’a pas hésité à accueillir ses quatre petits voisins suite à un drame survenu dans la famille du chanteur...
«Elle nous a accueilli dans sa chaleureuse maison » raconte le chanteur, avant de préciser : Ma mère était d’une famille de 17 enfants, 11 filles et 6 garçons… il reste 9 filles et plus un garçon … mon grand-père était forgeron et aussi le chanteur du village ».
Le répertoire de l’homme de Petite Vallée comporte d’ailleurs « Le forgeron de la paix », refrain à la fois humaniste et antimilitariste qui date de 1932, une des chansons-fétiches de mon grand–père Alfred LeBreux, le forgeron ».
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« Y a pas d’école aujourd’hui, tous les chemins sont fermés, pas d’école aujourd’hui, c’est congé » : facile pour le public de reprendre en chœur ce refrain chanté par Danièle Vaillancourt. « Pour être certain que c’est une chanson de vacances, je l’ai faite sur une musique un peu cubaine » selon l’expression du chanteur
Lui qui n’a pas le physique d’un gars qui a fait du ballet classique, comme il l’affirme entre deux chansons, jongle pourtant avec aisance dans cet univers aux chansons-tranches de vie. Car son inspiration, Alan Côté la trouve souvent dans son entourage, telle la chanson « Elle aime » aux accents folk country dédié à sa voisine Madame Flora : « Il y a de ces anges sur la terre/ qui passent leur vie sans déranger/ qui sèment l’amour comme on prend l’air/ qui donnent sans rien demander ».
Et pour cause, puisque cette voisine a joué un grand rôle dans la vie de l’artiste... Moment d’émotion quand Alan Côté raconte comment elle qui élevait déjà ses 15 enfant n’a pas hésité à accueillir ses quatre petits voisins suite à un drame survenu dans la famille du chanteur...
«Elle nous a accueilli dans sa chaleureuse maison » raconte le chanteur, avant de préciser : Ma mère était d’une famille de 17 enfants, 11 filles et 6 garçons… il reste 9 filles et plus un garçon … mon grand-père était forgeron et aussi le chanteur du village ».
Le répertoire de l’homme de Petite Vallée comporte d’ailleurs « Le forgeron de la paix », refrain à la fois humaniste et antimilitariste qui date de 1932, une des chansons-fétiches de mon grand–père Alfred LeBreux, le forgeron ».
"On est en escale sur la terre/ à se poser tant de questions/ en proie à des milliers d’oiseaux/ à démêler le vrai du faux"
« C’est trop fort, baissez le son sinon je quitte la salle » lance au bout de 20 minutes un spectateur anonyme, apparemment le seul à ne pas apprécier l’intensité de ce concert qui n’a rien d’une soirée hard-rock.
Ici on est plutôt dans le registre nuancé même si la personne mécontente n’a visiblement pas apprécié « Pour voir le monde danser » : une chanson évidemment plus rythmée que les autres mais il n’y a pas de quoi sortir de la salle en subissant des acouphènes après avoir découvert ce refrain offert avec dynamisme par Côté et ses complices .. Une chanson d’ailleurs dédiée à la mémoire du chorégraphe Jean-Pierre Perrault sur l’opus soutenu par les Productions de l’Onde chères à un autre personnage inclassable de la scène québécoise, Bori.
Mention spéciale pour « J’ai pris le même vol que toi », seconde chanson de la soirée, peut-être ma préférée quoiqu’il soit difficile de se lancer dans une telle affirmation étant donné la qualité des paroles pratiquement toutes signées Alan Côté, et offertes tout au long de la soirée sur des rythmes de ballades folk, avec parfois des p'tits détours aux accents country et rock,
Dédiée à Sylvain Lelièvre sur l’album, « On est en escale sur la terre/ à se poser tant de questions/ en proie à des milliers d’oiseaux/ à démêler le vrai du faux/ le ciel connait la solution/ la vie transporte bien des mystères ».
« Je parle beaucoup d’hiver dans mes chansons » annonce le chanteur avant de se lancer dans un autre refrain aux accents rock : « Faut s’y faire ». Encore une fois une mélodie entrainante sur un texte simple et direct, qui touche celui qui prend le temps de s’arrêter sur les paroles : « Les amoureux de l’hiver/ ont le cœur grand comme les mers/ des pays chauds/ les amoureux de l’hiver/ ont des frissons sur la peau/ au grand soleil ».
Encore une fois, pas de quoi crier pour demander de baisser le son … même si l’interprétation de cette chanson permet aux musiciens de s’éclater avec bonheur …
Ici on est plutôt dans le registre nuancé même si la personne mécontente n’a visiblement pas apprécié « Pour voir le monde danser » : une chanson évidemment plus rythmée que les autres mais il n’y a pas de quoi sortir de la salle en subissant des acouphènes après avoir découvert ce refrain offert avec dynamisme par Côté et ses complices .. Une chanson d’ailleurs dédiée à la mémoire du chorégraphe Jean-Pierre Perrault sur l’opus soutenu par les Productions de l’Onde chères à un autre personnage inclassable de la scène québécoise, Bori.
Mention spéciale pour « J’ai pris le même vol que toi », seconde chanson de la soirée, peut-être ma préférée quoiqu’il soit difficile de se lancer dans une telle affirmation étant donné la qualité des paroles pratiquement toutes signées Alan Côté, et offertes tout au long de la soirée sur des rythmes de ballades folk, avec parfois des p'tits détours aux accents country et rock,
Dédiée à Sylvain Lelièvre sur l’album, « On est en escale sur la terre/ à se poser tant de questions/ en proie à des milliers d’oiseaux/ à démêler le vrai du faux/ le ciel connait la solution/ la vie transporte bien des mystères ».
« Je parle beaucoup d’hiver dans mes chansons » annonce le chanteur avant de se lancer dans un autre refrain aux accents rock : « Faut s’y faire ». Encore une fois une mélodie entrainante sur un texte simple et direct, qui touche celui qui prend le temps de s’arrêter sur les paroles : « Les amoureux de l’hiver/ ont le cœur grand comme les mers/ des pays chauds/ les amoureux de l’hiver/ ont des frissons sur la peau/ au grand soleil ».
Encore une fois, pas de quoi crier pour demander de baisser le son … même si l’interprétation de cette chanson permet aux musiciens de s’éclater avec bonheur …
Clins d'oeil à Félix Leclerc, Alain Souchon et Florent Vollant
Alan Côté se jette aussi à l’eau avec des thèmes qu’on n’a pas l’habitude de découvrir, comme le destin des femmes se retrouvant derrière les barreaux (Juliette Love Jo) ou bien le destin des personnes âgées échoués dans la solitude des centres d'accueil avec Les oubliés du dimanche : l’histoire de Véronique et Juliette ayant perdu leurs époux : « Tous les jours à leur fenêtre, elles ne voient rien venir/que des ombres, disparaître, des souvenirs ».
« Merci d’avoir pris la chance de venir nous découvrir et de découvrir ces nouvelles chansons » lance Alan Côté avant d’offrir la chanson éponyme de l’opus d’Alan Côté : Chercher son ours ». Une invitation « dans cette vie trépidante, chercher sa tanière pour se retrouver soi-même avant de continuer la route » comme l’affirme le chanteur portant un collier avec une dent et des griffes d’ours offert un artiste de la côte nord du Québec, Florent Vollant.
Histoire d’ours encore, quand Côté reprend la chanson de Félix Leclerc, également enregistrée par Alain Souchon sur son dernier album consacrée aux refrains ayant marqué ses jeunes années. D’où « La mort de l’ours » offert ici en ballade...
« Infirmier garde malade dans une vie antérieure », Alan Côté évoque le souvenir d'un jeune homme aux tendances suicidaires auquel il a parlé de la beauté de son pays, et entre autres de ses montages. D’où la chanson sur les monts Chics chocs, dans le parc nationale de cette Gaspésie dont il est un efficace ambassadeur » : « Elles se dressent comme un chant qu’on chanterait pour elle pour leur dire qu’elles sont belles, loin des grandes cités ».
« Merci d’avoir pris la chance de venir nous découvrir et de découvrir ces nouvelles chansons » lance Alan Côté avant d’offrir la chanson éponyme de l’opus d’Alan Côté : Chercher son ours ». Une invitation « dans cette vie trépidante, chercher sa tanière pour se retrouver soi-même avant de continuer la route » comme l’affirme le chanteur portant un collier avec une dent et des griffes d’ours offert un artiste de la côte nord du Québec, Florent Vollant.
Histoire d’ours encore, quand Côté reprend la chanson de Félix Leclerc, également enregistrée par Alain Souchon sur son dernier album consacrée aux refrains ayant marqué ses jeunes années. D’où « La mort de l’ours » offert ici en ballade...
« Infirmier garde malade dans une vie antérieure », Alan Côté évoque le souvenir d'un jeune homme aux tendances suicidaires auquel il a parlé de la beauté de son pays, et entre autres de ses montages. D’où la chanson sur les monts Chics chocs, dans le parc nationale de cette Gaspésie dont il est un efficace ambassadeur » : « Elles se dressent comme un chant qu’on chanterait pour elle pour leur dire qu’elles sont belles, loin des grandes cités ».
"La chanson est devenue le principal employeur avec 35 personnes en saison estivale et 5 à l’année : elle fait vivre le village"
Avant de céder la place aux Tireux d’Roches - dont nous parlerons dans un autre article - Alain Côté ouvre une dernière fois son cœur au public...
Le voici qui évoque la mémoire de trois garçons musiciens d’une même famille disparus... deux s’étant noyés ensemble. Le troisième – l’Elvis Presley de Petite Vallée et le meilleur joueur de hockey du village - - est mort à la mine de cuivre. "Le village a perdu sa musique … et la musique s’est tue pendant très longtemps … si ce drame n’était pas arrivé, je ne serai peut être pas avec vous ce soir « .A cause de ce drame que je suis allé vivre avec ma mère chez mes grands-parents. Mon grand-père chantait continuellement en forgeant …
J’ai eu la chance de vivre avec eux, et très tôt ils nous ont initié très à la chanson, aux saynètes, au théâtre. Et maintenant ce petit village compte 145 habitants, et la chanson est devenue le principal employeur avec 35 personnes en saison estivale et 5 à l’année. Et c’est ça qui fait vivre le village. Je vous invite à découvrir la Gaspésie et surtout Petite Vallée".
Et c'est au terme de cette ultime intervention parlée que l'artiste entonne « Il faut chanter plus fort que la mer ». Chanson poignante et réaliste dont l'auteur et le compositeur - Alan Côté et Richard Séguin - ont su traduire avec justesse le besoin d'être plus fort que l'adversité. De quoi susciter force applaudissements et conserver le souvenir d'un concert aux racines assurément québécoises et cependant teintées de réflexions et préoccupations universelles.
On n'a pas besoin de vivre à l'année à Petite Vallée pour apprécier à sa juste valeur le répertoire d'Alan Côté.. ni pour "chercher son ours" qui peut - évidemment - revêtir des apparences différentes au gré des pays et des continents...
Chanter plus fort que la mer ? Sans aucun doute et pas seulement en Gaspésie ! Cette chanson symbolique à bien des égards donne le titre d'un superbe reportage de Fred et Mauricette Hidalgo sur la Gaspésie et notamment Petite Vallée mis en ligne sur leur blog le 4 juillet 2010 : à lire ici
A découvrir le site Internet du Festival en chanson de Petite-Vallée
et le site de l'auteur-compositeur-interprète Alan Côté
Le voici qui évoque la mémoire de trois garçons musiciens d’une même famille disparus... deux s’étant noyés ensemble. Le troisième – l’Elvis Presley de Petite Vallée et le meilleur joueur de hockey du village - - est mort à la mine de cuivre. "Le village a perdu sa musique … et la musique s’est tue pendant très longtemps … si ce drame n’était pas arrivé, je ne serai peut être pas avec vous ce soir « .A cause de ce drame que je suis allé vivre avec ma mère chez mes grands-parents. Mon grand-père chantait continuellement en forgeant …
J’ai eu la chance de vivre avec eux, et très tôt ils nous ont initié très à la chanson, aux saynètes, au théâtre. Et maintenant ce petit village compte 145 habitants, et la chanson est devenue le principal employeur avec 35 personnes en saison estivale et 5 à l’année. Et c’est ça qui fait vivre le village. Je vous invite à découvrir la Gaspésie et surtout Petite Vallée".
Et c'est au terme de cette ultime intervention parlée que l'artiste entonne « Il faut chanter plus fort que la mer ». Chanson poignante et réaliste dont l'auteur et le compositeur - Alan Côté et Richard Séguin - ont su traduire avec justesse le besoin d'être plus fort que l'adversité. De quoi susciter force applaudissements et conserver le souvenir d'un concert aux racines assurément québécoises et cependant teintées de réflexions et préoccupations universelles.
On n'a pas besoin de vivre à l'année à Petite Vallée pour apprécier à sa juste valeur le répertoire d'Alan Côté.. ni pour "chercher son ours" qui peut - évidemment - revêtir des apparences différentes au gré des pays et des continents...
Chanter plus fort que la mer ? Sans aucun doute et pas seulement en Gaspésie ! Cette chanson symbolique à bien des égards donne le titre d'un superbe reportage de Fred et Mauricette Hidalgo sur la Gaspésie et notamment Petite Vallée mis en ligne sur leur blog le 4 juillet 2010 : à lire ici
A découvrir le site Internet du Festival en chanson de Petite-Vallée
et le site de l'auteur-compositeur-interprète Alan Côté
De gauche à droite Mathilde Côté-Vaillancourt, Viviane Cayol et Jean-Yves Liévaux (Alcaz), Alan Côté, Danielle Vaillancourt, Albert Weber et Luc Sotiras
TEXTE ET PHOTOS ALBERT WEBER





AAH ! LES DEFERLANTES ! : cap sur Petite-Vallée avec Alan Côté









