Vendredi 13 avril, Music'Halle d'Astaffort : l'astagiaire Cécile Lemaire accompagnée par Christian Alazard et Pior Paluch au piano
Centre des Ecritures de la Chanson, Music'Halle et Médiathèque Danielle Esteban
Médiathèque Danielle Esteban : présentation du fonds documentaire par Agnès Benthé-Tobie et Aurélie Tridot-Itier
Depuis 1994, le moins qu’on puisse dire, c’est que du beau monde a défilé à Astaffort. Pas seulement au niveau des parrains et des marraines dont il sera question dans le prochain volet mais aussi des intervenants.
Ont collaboré aux formations réalisées par Voix du Sud depuis 1994 : Philippe Albaret, Pierre Barouh, Christophe Bartharès, Olivier Bas, Sophie Bellet, Sergio Berardo, Caroline Bertran-Hours, Jean Yves Bikialo, Gérard Bikialo, Thierry Chazelle, Cécile Crescent, Fréderic Kocourek, Olivier Grall, Didier Grebot, Brice Homs, Serge Hureau, Olivier Hussenet, Yannick Jaulin, Emmanuel Jolivet, Xavier Lacouture, Didier Lassus, Julien Lebart, Bertrand Ledoux, Guirec Loyer, Frédéric Maragnani, Franck Monnet, Jan de Nadau, Narcisse, Liliane Roudière, Richard Seff, Serge Trouillet, Joan Pau Verdier.
Autant de professionnels de la chanson qui se sont retrouvés, à un moment ou un autre, dans les infrastructures du Centre des Ecritures de la Chanson : cinq salles ou plus, dont une salle de danse de plus de 100m² ; un espace restauration avec une salle de plus de 100m² et une cuisine équipée permettent d’assurer repas des stages et organisation de repas-spectacles. Les astagiaires se retrouvent dans neuf chambres disposant d’équipements sanitaires complets : d'où un accueil en chambre simple ou double selon les cas.
Autre infrastructure située non loin de l’ancienne école : une salle de spectacle de plus de 500 places, la Music’Halle aménagée dans l’ancienne Halle au Blé de 1889 et inaugurée en novembre 1993.
Et juste en face, voici la Médiathèque Danielle Esteban. Elle bénéficie d'un fonds documentaire créé par Voix du Sud et la Fondation d’entreprise la Poste dans le cadre du Centre des écritures de la Chanson : ce fonds n'est pas réservé aux astagiaires, mais bel et bien mis à la disposition du grand public.
Ont collaboré aux formations réalisées par Voix du Sud depuis 1994 : Philippe Albaret, Pierre Barouh, Christophe Bartharès, Olivier Bas, Sophie Bellet, Sergio Berardo, Caroline Bertran-Hours, Jean Yves Bikialo, Gérard Bikialo, Thierry Chazelle, Cécile Crescent, Fréderic Kocourek, Olivier Grall, Didier Grebot, Brice Homs, Serge Hureau, Olivier Hussenet, Yannick Jaulin, Emmanuel Jolivet, Xavier Lacouture, Didier Lassus, Julien Lebart, Bertrand Ledoux, Guirec Loyer, Frédéric Maragnani, Franck Monnet, Jan de Nadau, Narcisse, Liliane Roudière, Richard Seff, Serge Trouillet, Joan Pau Verdier.
Autant de professionnels de la chanson qui se sont retrouvés, à un moment ou un autre, dans les infrastructures du Centre des Ecritures de la Chanson : cinq salles ou plus, dont une salle de danse de plus de 100m² ; un espace restauration avec une salle de plus de 100m² et une cuisine équipée permettent d’assurer repas des stages et organisation de repas-spectacles. Les astagiaires se retrouvent dans neuf chambres disposant d’équipements sanitaires complets : d'où un accueil en chambre simple ou double selon les cas.
Autre infrastructure située non loin de l’ancienne école : une salle de spectacle de plus de 500 places, la Music’Halle aménagée dans l’ancienne Halle au Blé de 1889 et inaugurée en novembre 1993.
Et juste en face, voici la Médiathèque Danielle Esteban. Elle bénéficie d'un fonds documentaire créé par Voix du Sud et la Fondation d’entreprise la Poste dans le cadre du Centre des écritures de la Chanson : ce fonds n'est pas réservé aux astagiaires, mais bel et bien mis à la disposition du grand public.
Vendredi 13 avril, fin de la première partie de la soirée : les astagiaires réunis « encore et encore » autour de Francis Cabrel
Michel Boulanger : « Informer sur tout ce qui peut entourer l’artiste dans son processus de création »
Téléphone, Thierry Hazard, Kassav, Indochine, Jacques Dutronc, Natacha Saint-Pierre, Patricia Kaas, Louis Bertignac, Kassav, Julie Zenatti, Elodie Frégé, Dany Brillant, Carine Erseng, et nombre d’autres artistes connus ou non du grand public marquent la trajectoire professionnelle de Michel Boulanger.
D’où nombre de collaborations en qualité de directeur artistique, producteur délégué : « Tout ce qui peut entourer l’artiste dans son processus de création ».
Membre du comité de sélection des astagiaires retenus aux Rencontres de septembre – axées sur des artistes ayant déjà un contrat avec un éditeur ou une maison de disques -, Michel Boulanger intervient à Astaffort depuis plus de trois ans.
On le retrouve notamment dans "un module qui répond aux questions des astagiaires sur l’environnement professionnel". De quoi susciter des échanges avec les astagiaires qui s’interrogent sur le métier, le rôle du manager, de l’éditeur, du producteur, du distributeur, etc. De là naissent aussi des dialogues avec les artistes désireux d’effectuer « un état des lieux » de leur vécu : savoir où ils en sont dans leur trajectoire.
« Avec mon expérience directeur artistique dans des majors compagnies et là avec des labels indépendants, j’essaie de leur donner des infos pertinentes pour qu’ils puissent s’organiser. Je ne suis pas à l’abri de découvrir quelqu’un, le recommander, le conseiller pour optimiser un peu son travail ».
« C’est un métier passionnant, je crois beaucoup à la nouvelle génération, on y trouve de purs talents. Je garde un énorme optimisme pour la suite. Malgré les crises, il faudra toujours de chansons, des musiques, des artistes. Les professionnels du disque et de la musique sont en train de s’organiser : on va déboucher sur des nouveaux moyens de distribution, il faudra toujours des artistes et des performers sur scène malgré tout ce qu’on entend ».
Voir le site de [Michel Boulanger]urlblank:http://michelboulanger.fr/
D’où nombre de collaborations en qualité de directeur artistique, producteur délégué : « Tout ce qui peut entourer l’artiste dans son processus de création ».
Membre du comité de sélection des astagiaires retenus aux Rencontres de septembre – axées sur des artistes ayant déjà un contrat avec un éditeur ou une maison de disques -, Michel Boulanger intervient à Astaffort depuis plus de trois ans.
On le retrouve notamment dans "un module qui répond aux questions des astagiaires sur l’environnement professionnel". De quoi susciter des échanges avec les astagiaires qui s’interrogent sur le métier, le rôle du manager, de l’éditeur, du producteur, du distributeur, etc. De là naissent aussi des dialogues avec les artistes désireux d’effectuer « un état des lieux » de leur vécu : savoir où ils en sont dans leur trajectoire.
« Avec mon expérience directeur artistique dans des majors compagnies et là avec des labels indépendants, j’essaie de leur donner des infos pertinentes pour qu’ils puissent s’organiser. Je ne suis pas à l’abri de découvrir quelqu’un, le recommander, le conseiller pour optimiser un peu son travail ».
« C’est un métier passionnant, je crois beaucoup à la nouvelle génération, on y trouve de purs talents. Je garde un énorme optimisme pour la suite. Malgré les crises, il faudra toujours de chansons, des musiques, des artistes. Les professionnels du disque et de la musique sont en train de s’organiser : on va déboucher sur des nouveaux moyens de distribution, il faudra toujours des artistes et des performers sur scène malgré tout ce qu’on entend ».
Voir le site de [Michel Boulanger]urlblank:http://michelboulanger.fr/
Marc Estève : « Je leur propose des pistes qu’ils prennent ou pas. Je n’écris pas les textes à leur place »
Maurane, Greco, des artistes techno, Mouss et Hakim de Zebda, Liane Foly, Henri Salvador, Dick Rivers, Enrico Macias, Romane Serda, Art Mengo, Mariana Ramos, etc. : autant d’artistes aux répertoires assurément très variés, dans lesquels apparait ici et là la signature de Marc Estève, parolier et auteur professionnel depuis une douzaine d’années.
« Je m’adapte à l’artiste, j’envoie mes chansons ou mes textes si j’ai trouvé le compositeur qui me semble aller dan le style de l’interprète et j’essaie de coller à son univers mais pas complètement. Je joue un peu de guitare et du piano et je ne chante pas. Et il valait mieux que je laisse la partie musicale à ceux qui savent le faire mieux que moi ».
Sa première venue de Marc Estève à Astaffort remonte à 2009. Il se retrouve en qualité d’astagiaire aux Rencontres de septembre, sur les conseils de son éditeur, Sony.
« Je suis arrivé là comme tout le monde mais sans trop savoir ce que j’allais faire ! Apres les dix jours, je suis revenu par la suite pour aider un guitariste chanteur, Daby Tourré. Je me suis senti de mieux en mieux dans la tribu d’Astaffort et on m’a demandé de devenir intervenant ».
Naviguant désormais entre Astaffort et Toulouse – où il travaille beaucoup avec Art Mengo – il insiste sur l’importance de pouvoir rencontrer l’artiste pour lequel il va écrire des textes : « J’aime bien boire un café avec lui ou avec elle, passer ensemble une heure de temps, m’imprégner de la personne en dehors de ce qu’elle est amené à dire, à travers un geste, une mimique, le son de la voix, la façon de regarder à travers une fenêtre, de regarder quelqu’un qui entre dans la pièce ».
En somme l’envie de cerner un peu mieux la « personnalité plus profonde » ajoute celui qui a écrit plusieurs chansons pour Salomé Leclerc, artiste québécoise rencontrée à Astaffort, et dont il beaucoup apprécié le jeu de guitare et le personnage » . Une rencontre mise en évidence sur le DVD « La cour de création » que l’on peut visionner intégralement sur le site de Voix du Sud.
Mais cette collaboration n’aura pas eu de suite concrète, puisque les chansons de Marc Estève n’ont finalement pas été retenues par la chanteuse québécoise en vue de son prochain album. Qu’à cela ne tienne, le parolier qui n’aime pas que ses textes restent enfouis au fond du tiroir s’est mis en quête d’une autre interprète.
« Un interprète peut aussi avoir envie par moment de chanter une chanson différente de ce qu’il a fait jusqu’à maintenant. Et ca peut être bien de le déstabiliser un peu surtout des artistes qui ont déjà fait plusieurs albums comme Enrico Macias ou Dick Rivers ».
A Voix du Sud, la spécialité de Marc, c’est l’intervenir sur les différentes façons d'écrire des chansons. « Ici, il y a cinq à six jours de création puis c’est la préparation du concert. Je leur donne des tuyaux pour brûler les étapes, et passe mon temps à papillonner d‘un groupe à l’autre. Si on ne trouve pas, je débloque la situation, leur propose des pistes qu’ils prennent ou pas. Je n’écris pas les textes à leur place.
Ici c’est quand même particulier ! Quand on pense que les astagiaires ne se connaissent pas le jeudi matin et qu’ils se retrouvent le vendredi suivant sur scène avec un répertoire qui tient la route, pour un concert, je trouve ça fabuleux.
Ce qui est le plus important n’est pas le concert mais ce qui se passe après Astaffort, et qui ne tient pas juste au côté musical. Ca apprend ou réapprend à certains à comprendre qu’écrire des chansons ou faire de la musique c’est avant tout un rapport aux autres ; c’est un métier où on est souvent très isolé ».
« Je m’adapte à l’artiste, j’envoie mes chansons ou mes textes si j’ai trouvé le compositeur qui me semble aller dan le style de l’interprète et j’essaie de coller à son univers mais pas complètement. Je joue un peu de guitare et du piano et je ne chante pas. Et il valait mieux que je laisse la partie musicale à ceux qui savent le faire mieux que moi ».
Sa première venue de Marc Estève à Astaffort remonte à 2009. Il se retrouve en qualité d’astagiaire aux Rencontres de septembre, sur les conseils de son éditeur, Sony.
« Je suis arrivé là comme tout le monde mais sans trop savoir ce que j’allais faire ! Apres les dix jours, je suis revenu par la suite pour aider un guitariste chanteur, Daby Tourré. Je me suis senti de mieux en mieux dans la tribu d’Astaffort et on m’a demandé de devenir intervenant ».
Naviguant désormais entre Astaffort et Toulouse – où il travaille beaucoup avec Art Mengo – il insiste sur l’importance de pouvoir rencontrer l’artiste pour lequel il va écrire des textes : « J’aime bien boire un café avec lui ou avec elle, passer ensemble une heure de temps, m’imprégner de la personne en dehors de ce qu’elle est amené à dire, à travers un geste, une mimique, le son de la voix, la façon de regarder à travers une fenêtre, de regarder quelqu’un qui entre dans la pièce ».
En somme l’envie de cerner un peu mieux la « personnalité plus profonde » ajoute celui qui a écrit plusieurs chansons pour Salomé Leclerc, artiste québécoise rencontrée à Astaffort, et dont il beaucoup apprécié le jeu de guitare et le personnage » . Une rencontre mise en évidence sur le DVD « La cour de création » que l’on peut visionner intégralement sur le site de Voix du Sud.
Mais cette collaboration n’aura pas eu de suite concrète, puisque les chansons de Marc Estève n’ont finalement pas été retenues par la chanteuse québécoise en vue de son prochain album. Qu’à cela ne tienne, le parolier qui n’aime pas que ses textes restent enfouis au fond du tiroir s’est mis en quête d’une autre interprète.
« Un interprète peut aussi avoir envie par moment de chanter une chanson différente de ce qu’il a fait jusqu’à maintenant. Et ca peut être bien de le déstabiliser un peu surtout des artistes qui ont déjà fait plusieurs albums comme Enrico Macias ou Dick Rivers ».
A Voix du Sud, la spécialité de Marc, c’est l’intervenir sur les différentes façons d'écrire des chansons. « Ici, il y a cinq à six jours de création puis c’est la préparation du concert. Je leur donne des tuyaux pour brûler les étapes, et passe mon temps à papillonner d‘un groupe à l’autre. Si on ne trouve pas, je débloque la situation, leur propose des pistes qu’ils prennent ou pas. Je n’écris pas les textes à leur place.
Ici c’est quand même particulier ! Quand on pense que les astagiaires ne se connaissent pas le jeudi matin et qu’ils se retrouvent le vendredi suivant sur scène avec un répertoire qui tient la route, pour un concert, je trouve ça fabuleux.
Ce qui est le plus important n’est pas le concert mais ce qui se passe après Astaffort, et qui ne tient pas juste au côté musical. Ca apprend ou réapprend à certains à comprendre qu’écrire des chansons ou faire de la musique c’est avant tout un rapport aux autres ; c’est un métier où on est souvent très isolé ».
Marc Estève face à l'astagiaire Piotr Paluch et François de Castro, directeur de l'école de musique d'Astaffort
Pascal Bagnara, directeur de VDS en compagnie de Pierre Chatard, un des astagiaires des 35èmes Rencontres d'Astaffort
Bon, est-ce que la plaque de la Cour de Création est bien droite ? Le président Jean Bonnefon en pleine action sous l'oeil attentif du vice-président Francis Cabrel ...
« On part en bateau, et les passagers sont les auditeurs. Mais la traversée pour une chanson ne dure que trois ou quatre minutes, et il faut absolument garder l’attention »
Et Marc Estève de préciser : « Je n'aurais jamais imaginé être capable de conseiller, d’apporter quelque chose. Car à partir du moment où je suis devenu intervenant à Astaffort, j’ai posé des questions sur ma façon d‘écrire de manière intuitive.
Par contre quand j’écris je ne pense pas, j’attrape des émotions, des sensations et je sais quand je suis satisfait, je le sens et je m’arrête ».
Paul Valéry disait que la poésie est une hésitation entre le sens et le son. J’ai plutôt tendance à penser qu’ici on est dans la chanson, pas dans le poème et tout passe par les oreilles. Ici on chercher le son, à faire sonner les phrases. Ce qui a deux avantages : le compositeur aura plus de facilités à les mettre en musique et du son viendra le sens
Je ne crois pas trop à la technique de prendre une feuille en me disant : je vais écrire sur une chanson sur l’écologie, la révolte de 1870 ou tout autre sujet. Chez moi, une phrase va swinguer et quand elle sonne bien elle va amener des échos et on découvre au final ce dont a voulu parler.
A chacun sa méthode de travail, et le parolier partage la sienne avec les astagiaires : « Je note très peu d’idées, mais je me suis fait un genre de répertoire de mots qui vont de 10 à 1. Je note tout ce qui fait 9, 8, 7 etc. syllabes ! Et quand j’écoute une chanson qu’on m’envoie, une mélodie pour y mettre es mots dessus... alors je regarde l’endroit qui doit être charnière dans la chanson, l’endroit important. Et je compose ma chanson en regardant si je n'ai pas « un 9 » ou « un 7 » ou « un 4 » par exemple ! Ca me fait gagner un temps énorme et je l’ai conseillé à tout le monde ici ».
Quelque soit la structure d’une chanson, un élément essentiel y prédomine selon Marc Estève : « Il faut qu’il y ait une accroche verbale, qu’on la retienne. Avec une chanson on part en bateau, et les passagers sont les auditeurs. Mais la traversée pour une chanson ne dure que trois ou quatre minutes, et il faut absolument garder l’attention de l’auditeur. Et la façon de la garder ca passe par une accroche verbale un mot, une phrase, un collage de mot. C’est un peu comme une bouée, et si on perd le fil, on perd le repère ! Il faut un écho, un sonar, un radar… les rimes servent à ça aussi »
Voir le site de [Marc Estève]urlblank:http://estevemarc.com/
Par contre quand j’écris je ne pense pas, j’attrape des émotions, des sensations et je sais quand je suis satisfait, je le sens et je m’arrête ».
Paul Valéry disait que la poésie est une hésitation entre le sens et le son. J’ai plutôt tendance à penser qu’ici on est dans la chanson, pas dans le poème et tout passe par les oreilles. Ici on chercher le son, à faire sonner les phrases. Ce qui a deux avantages : le compositeur aura plus de facilités à les mettre en musique et du son viendra le sens
Je ne crois pas trop à la technique de prendre une feuille en me disant : je vais écrire sur une chanson sur l’écologie, la révolte de 1870 ou tout autre sujet. Chez moi, une phrase va swinguer et quand elle sonne bien elle va amener des échos et on découvre au final ce dont a voulu parler.
A chacun sa méthode de travail, et le parolier partage la sienne avec les astagiaires : « Je note très peu d’idées, mais je me suis fait un genre de répertoire de mots qui vont de 10 à 1. Je note tout ce qui fait 9, 8, 7 etc. syllabes ! Et quand j’écoute une chanson qu’on m’envoie, une mélodie pour y mettre es mots dessus... alors je regarde l’endroit qui doit être charnière dans la chanson, l’endroit important. Et je compose ma chanson en regardant si je n'ai pas « un 9 » ou « un 7 » ou « un 4 » par exemple ! Ca me fait gagner un temps énorme et je l’ai conseillé à tout le monde ici ».
Quelque soit la structure d’une chanson, un élément essentiel y prédomine selon Marc Estève : « Il faut qu’il y ait une accroche verbale, qu’on la retienne. Avec une chanson on part en bateau, et les passagers sont les auditeurs. Mais la traversée pour une chanson ne dure que trois ou quatre minutes, et il faut absolument garder l’attention de l’auditeur. Et la façon de la garder ca passe par une accroche verbale un mot, une phrase, un collage de mot. C’est un peu comme une bouée, et si on perd le fil, on perd le repère ! Il faut un écho, un sonar, un radar… les rimes servent à ça aussi »
Voir le site de [Marc Estève]urlblank:http://estevemarc.com/
Rania Serrano : « Ici, tout le monde m’a connu petite, c’est mon village ! Et y travailler dans ces conditions ce n’est que du bonheur »
En poste depuis 2006 à Voix du Sud, elle est l’une des trois permanentes, avec Pascal Bagnara et Jean-François Laffitte, directeur et directeur-adjoint.
« Je suis née à Agen, et j’ai grandi ici. Tout le monde m’a connu petite c’est mon village ! Et y travailler dans ces conditions ce n’est que du bonheur. Je suis très impliquée dans la vie locale » raconte l’ancienne présidente des parents d’élèves à l’école primaire, désormais conseillère municipale.
« Le village me tient à cœur. Travailler ici c’est formidable, j’habite à 400 mètres d’ici dans mon village et c’est le monde qui vient à Astaffort. J’adore le contact humain, le relationnel ».
Pas étonnant qu’on l’ait vue au printemps dernier sur la scène de la Music ’Halle en train de jouer Phèdre. Pas dans un registre classique mais dans une version signée Pierre Dac ! C’était lors d’une soirée cabaret de la troupe de théâtre regroupant nombre d’Astaffortais. Une soirée au cours de laquelle l’on verra aussi le créateur de « Assis sur le bord du monde » passer entre les tables, guitare à la main, pour chanter quelques-uns de ses succès !
Une ambiance dans laquelle Rania Serrano est à l'aise. Décontractée sur scène, elle l’est aussi dans la vie. Son travail se répartir moitié-moitié entre Voix du Sud et l’école de musique présidée par Francis Cabrel.
Secrétariat et logistique : une fois lancés ces deux repères, n’allez pas croire que tout ait été dit sur elle !
Le premier contact des astagiaires passe par elle : à elle la mission de les appeler, pour les informer de leur sélection aux Rencontres d’Astaffort. Et à chaque fois, c’est la surprise, la joie éclatante, l'émotion retenue ou non, l’incrédulité, .... parfois quelques secondes de silence car les délais sont de plus en plus longs entre le moment où l'artiste dépose une candidature et la date à laquelle il apprend la bonne nouvelle.
Une centaine de candidatures est déposée pour chaque session. L’association Voix du Sud est contactée par des artistes de l’Hexagone mais aussi d’ailleurs du vaste espace francophone, comme nous le verront en texte et photos dans un prochain volet. Lettre de motivation, fiche d’Etat civil, des textes et l’enregistrement de deux ou trois chansons : telle est la première étape de toute candidature.
« C’est toujours surprenant quand ils arrivent, ils sont toujours sur leur garde, ils ne se connaissent pas à la fin du stage. Puis les gens se révèlent, des affinités s’installent, c’est un mélange très intéressant ! À la fin, il y a un groupe, une entité.
Il y a une vie après Astaffort ! Beaucoup d’astagiaires continuent à nous donner des nouvelles, et maintenant avec Facebook, c’est plus rapide ! »
« Je suis née à Agen, et j’ai grandi ici. Tout le monde m’a connu petite c’est mon village ! Et y travailler dans ces conditions ce n’est que du bonheur. Je suis très impliquée dans la vie locale » raconte l’ancienne présidente des parents d’élèves à l’école primaire, désormais conseillère municipale.
« Le village me tient à cœur. Travailler ici c’est formidable, j’habite à 400 mètres d’ici dans mon village et c’est le monde qui vient à Astaffort. J’adore le contact humain, le relationnel ».
Pas étonnant qu’on l’ait vue au printemps dernier sur la scène de la Music ’Halle en train de jouer Phèdre. Pas dans un registre classique mais dans une version signée Pierre Dac ! C’était lors d’une soirée cabaret de la troupe de théâtre regroupant nombre d’Astaffortais. Une soirée au cours de laquelle l’on verra aussi le créateur de « Assis sur le bord du monde » passer entre les tables, guitare à la main, pour chanter quelques-uns de ses succès !
Une ambiance dans laquelle Rania Serrano est à l'aise. Décontractée sur scène, elle l’est aussi dans la vie. Son travail se répartir moitié-moitié entre Voix du Sud et l’école de musique présidée par Francis Cabrel.
Secrétariat et logistique : une fois lancés ces deux repères, n’allez pas croire que tout ait été dit sur elle !
Le premier contact des astagiaires passe par elle : à elle la mission de les appeler, pour les informer de leur sélection aux Rencontres d’Astaffort. Et à chaque fois, c’est la surprise, la joie éclatante, l'émotion retenue ou non, l’incrédulité, .... parfois quelques secondes de silence car les délais sont de plus en plus longs entre le moment où l'artiste dépose une candidature et la date à laquelle il apprend la bonne nouvelle.
Une centaine de candidatures est déposée pour chaque session. L’association Voix du Sud est contactée par des artistes de l’Hexagone mais aussi d’ailleurs du vaste espace francophone, comme nous le verront en texte et photos dans un prochain volet. Lettre de motivation, fiche d’Etat civil, des textes et l’enregistrement de deux ou trois chansons : telle est la première étape de toute candidature.
« C’est toujours surprenant quand ils arrivent, ils sont toujours sur leur garde, ils ne se connaissent pas à la fin du stage. Puis les gens se révèlent, des affinités s’installent, c’est un mélange très intéressant ! À la fin, il y a un groupe, une entité.
Il y a une vie après Astaffort ! Beaucoup d’astagiaires continuent à nous donner des nouvelles, et maintenant avec Facebook, c’est plus rapide ! »
Rania Serrano en compagnie de Christian Alazard, Francis Cabrel et Michel Boulanger dans la cour du Centre des Ecritures de la Chanson
Francis Cabrel : « On ne scolarise pas, on juge à peine le travail des gens on les laisse écrire comme ils veulent, on essaie simplement de leur donner des armes, dans le respect de leur travail »
Francis Cabrel, Jean-Jacques Goldman, Yves Simon, Alain Souchon: c’est autour de ces quatre parrains de Chorus les cahiers de la chanson que s’articule un passionnant livre d’entretiens, ou plutôt d’échanges à bâtons rompus entre ces quatre « chansonniers de la table ronde ».
Quatre rencontres sont à l’origine de ce livre enraciné dans des discussions qui se sont déroulées samedi 13 juin 1992 à Montrouge ; dimanche 6 août 1995 à Astaffort et enfin lundi 6 mai 2002 à Paris.
Les échanges menés par Fred Hidalgo et enregistrés par Mauricette Hidalgo ne peuvent que passionner quiconque désire en savoir un peu plus sur ces quatre figures majeures de la chanson française. Et dans cet ouvrage de 144 pages paru en 2004 aux Editions Fayard/Chorus, il y est évidemment question des Rencontres d’Astaffort.
« Depuis notre première table ronde, Francis, tu as créé les Rencontres d’Astaffort pour venir en aide aux jeunes. Que recherchent ceux qui viennent te voir ? Qu’attendent-ils de toi ? »
A cette question lancée en août 1995 au domicile de Francis Cabrel, en présence des trois autres artistes, l’homme d’Astaffort répond : « Ils cherchent des débouchés, à faire écouter leurs chansons, mais surtout à rompre l’isolement dans lequel ils sont ; ils cherchent à rencontrer des partenaires, un auteur, un compositeur, un interprète… C’est d’ailleurs le principe de ces Rencontres, de former des équipes parce qu’on est mieux armé pour aller à Paris pour taper aux portes avec des chansons toutes faites plutôt qu’avec des textes dans une enveloppe ».
Il s’est déjà créé des équipes très actives ; il y a bien 30 à 40% des stagiaires qui continuent à se voir et à travailler ensemble, qui font de belles choses, qui chantent bien...
« A qui avez-vous affaire ? » A cette autre question de Fred Hidalgo, Francis Cabrel répond : « A toutes sortes de gens. A des gens très curieux en tout cas, qui cherchent à tout savoir du métier : comment on, dit, qui on doit voir, qui éviter, toutes ces questions élémentaires. Donc, on les guérit un petit peu de leur ignorance, et surtout des équipes se forment ».
Et Jean-Jacques Goldmann de réagir de la sorte : Juste une réflexion : « je ne pense pas qu’on puisse scolariser la chanson. S’il existe aujourd’hui un vrai mouvement dans la chanson française, c’est celui du rap … qui est né dans la rue. La chanson vient d’où on ne l’attend pas, et, si possible, de nulle part. Je me méfie des structures qui fabriquent des artistes au moule, alors que la sphéricité même de l’artiste, c’est d’être soi-même, de ne ressembler à personne ».
Ce commentaire de Jean-Jacques Goldmann incite Francis Cabrel à préciser sa pensée d'une manière qui prend vraiment tout son sens dans ce dossier en plusieurs parties sur Voix du Sud : « Je suis d’accord. Mais nous, on ne scolarise pas, on juge à peine le travail des gens on les laisse écrire comme ils veulent, on essaie simplement de leur donner des armes, dans le respect de leur travail ».
De quoi inciter Alain Souchon à la réflexion suivante à : « Ce qui est bien, c’est que les gens se rencontrent » ... et Yves Simon d'ajouter : « Oui, mettre des traits d’union ».
Le prochain volet de ce dossier sur Astaffort et Voix du Sud sera axé sur Jeanne Cherhal, et plus globalement sur les parrains et les marraines mobilisés au fil des ans pour ces Rencontres créées en 1994 et dont on n'a décidément pas fini de parler.
Quatre rencontres sont à l’origine de ce livre enraciné dans des discussions qui se sont déroulées samedi 13 juin 1992 à Montrouge ; dimanche 6 août 1995 à Astaffort et enfin lundi 6 mai 2002 à Paris.
Les échanges menés par Fred Hidalgo et enregistrés par Mauricette Hidalgo ne peuvent que passionner quiconque désire en savoir un peu plus sur ces quatre figures majeures de la chanson française. Et dans cet ouvrage de 144 pages paru en 2004 aux Editions Fayard/Chorus, il y est évidemment question des Rencontres d’Astaffort.
« Depuis notre première table ronde, Francis, tu as créé les Rencontres d’Astaffort pour venir en aide aux jeunes. Que recherchent ceux qui viennent te voir ? Qu’attendent-ils de toi ? »
A cette question lancée en août 1995 au domicile de Francis Cabrel, en présence des trois autres artistes, l’homme d’Astaffort répond : « Ils cherchent des débouchés, à faire écouter leurs chansons, mais surtout à rompre l’isolement dans lequel ils sont ; ils cherchent à rencontrer des partenaires, un auteur, un compositeur, un interprète… C’est d’ailleurs le principe de ces Rencontres, de former des équipes parce qu’on est mieux armé pour aller à Paris pour taper aux portes avec des chansons toutes faites plutôt qu’avec des textes dans une enveloppe ».
Il s’est déjà créé des équipes très actives ; il y a bien 30 à 40% des stagiaires qui continuent à se voir et à travailler ensemble, qui font de belles choses, qui chantent bien...
« A qui avez-vous affaire ? » A cette autre question de Fred Hidalgo, Francis Cabrel répond : « A toutes sortes de gens. A des gens très curieux en tout cas, qui cherchent à tout savoir du métier : comment on, dit, qui on doit voir, qui éviter, toutes ces questions élémentaires. Donc, on les guérit un petit peu de leur ignorance, et surtout des équipes se forment ».
Et Jean-Jacques Goldmann de réagir de la sorte : Juste une réflexion : « je ne pense pas qu’on puisse scolariser la chanson. S’il existe aujourd’hui un vrai mouvement dans la chanson française, c’est celui du rap … qui est né dans la rue. La chanson vient d’où on ne l’attend pas, et, si possible, de nulle part. Je me méfie des structures qui fabriquent des artistes au moule, alors que la sphéricité même de l’artiste, c’est d’être soi-même, de ne ressembler à personne ».
Ce commentaire de Jean-Jacques Goldmann incite Francis Cabrel à préciser sa pensée d'une manière qui prend vraiment tout son sens dans ce dossier en plusieurs parties sur Voix du Sud : « Je suis d’accord. Mais nous, on ne scolarise pas, on juge à peine le travail des gens on les laisse écrire comme ils veulent, on essaie simplement de leur donner des armes, dans le respect de leur travail ».
De quoi inciter Alain Souchon à la réflexion suivante à : « Ce qui est bien, c’est que les gens se rencontrent » ... et Yves Simon d'ajouter : « Oui, mettre des traits d’union ».
Le prochain volet de ce dossier sur Astaffort et Voix du Sud sera axé sur Jeanne Cherhal, et plus globalement sur les parrains et les marraines mobilisés au fil des ans pour ces Rencontres créées en 1994 et dont on n'a décidément pas fini de parler.





ASTAFFORT/ VOIX DU SUD (5) : « Il faudra leur dire »

















