Une partie des affiches des parrains précédents dans le bureau de Pascal Bagnara et Jean-François Laffite, directeur et directeur-adjoint de Voix du Sud
Deux fois par an, l’association créée en 1992 par Francis Cabrel et présidée par Jean Bonnefon réunit une quinzaine d’artistes au Centre des Ecritures de la Chanson, au cœur du village d’Astaffort.
C’est là aussi qu’arrive à chaque édition un artiste qui reste deux ou trois jours, voire moins, voire plus longtemps au gré de sa disponibilité et de son emploi du temps.
Au fil des ans, les Rencontres ont vu passer une impressionnante brochette de parrains et de marraines : autant de créateurs, dans des registres artistiques les plus divers.
En voici la liste transmise par Voix du Sud : place aux parrains et marraines des Rencontres d'Astaffort dont la première s'est tenue en septembre 1994.
1 Soham (duo Dalila et Christian Laborde) septembre 1994
2 Michel Vivoux (février 1995)
3 Jean-Jacques Milteau (mai 1995);
4 Daniel Seff (septembre 1995)
5 Zazie (février 1996)
6 Chanson plus (juin 1996)
7 Art Mengo (octobre 1996, session à Nantes)
8 Les Elles (février 1997)
9 Axelle Red (juillet 1997)
10 Louis Chedid (mars 1998)
11 Michel Françoise (juin 1998)
12 Joël Barret (mars mars 1999 : le premier astagiaire parrain)
13 Isabelle Boulay (juillet 19994)
14 Michaël Jones (mars 2000)
15Thomas Fersen (juillet 2000)
16 Geoffrey Oryema (mars 2001)
17 Gerald de Palmas (septembre 2001)
18 Axel Bauer (mars 2002)
19 Idir (septembre 2002)
20 Calogero (mars 2003)
21 Vincent Delerm (septembre 2003)
22 Vincent Baguian (mars 2004, 2ème astagiaire parrain pour les 10 ans des Rencontres d'Astaffort)
23 Cali (avril 2005)
24 Magyd Cherfi (mai 2006)
Rencontres Francophones à la Réunion en septembre 2006 avec les parrains Nathalie Natiembé, Enzo Enzo, Pascal Rinaldi, Davy Sicard et avec la Fanfare Toussaint)
25 Tété (septembre 2006)
26 Marie Cherrier et Daguerre, 3e et 4e astagiaires marraine et parrain en mai 2007)
27 Emily Loizeau (mai 2008)
Rencontres occitanes avec Joan Pau Verdier en juillet 2008 à Rodez (Estivada)
28 Sanseverino (octobre 2008)
29 Zaho (mai 2009) plus concert de Berry avec en 1ère partie Zed Van Traumat
Rencontre Jeune public avec Yannick Jaulin et Henri Des en novembre 2009 : création du spectacle « L'enfant porte » qui bénéficie aussi d'un album
30 Maxime Leforestier et Emily Loizeau, co-marraine pour les 15 ans des Rencontres (octobre 2009)
31 Renan Luce (avril 2010)
32 Thomas Dutronc (octobre 2010)
33 Michel Jonasz (mai 2011)
34 Juliette (septembre 2011)
35 Jeanne Cherhal (avril 2012)
C’est là aussi qu’arrive à chaque édition un artiste qui reste deux ou trois jours, voire moins, voire plus longtemps au gré de sa disponibilité et de son emploi du temps.
Au fil des ans, les Rencontres ont vu passer une impressionnante brochette de parrains et de marraines : autant de créateurs, dans des registres artistiques les plus divers.
En voici la liste transmise par Voix du Sud : place aux parrains et marraines des Rencontres d'Astaffort dont la première s'est tenue en septembre 1994.
1 Soham (duo Dalila et Christian Laborde) septembre 1994
2 Michel Vivoux (février 1995)
3 Jean-Jacques Milteau (mai 1995);
4 Daniel Seff (septembre 1995)
5 Zazie (février 1996)
6 Chanson plus (juin 1996)
7 Art Mengo (octobre 1996, session à Nantes)
8 Les Elles (février 1997)
9 Axelle Red (juillet 1997)
10 Louis Chedid (mars 1998)
11 Michel Françoise (juin 1998)
12 Joël Barret (mars mars 1999 : le premier astagiaire parrain)
13 Isabelle Boulay (juillet 19994)
14 Michaël Jones (mars 2000)
15Thomas Fersen (juillet 2000)
16 Geoffrey Oryema (mars 2001)
17 Gerald de Palmas (septembre 2001)
18 Axel Bauer (mars 2002)
19 Idir (septembre 2002)
20 Calogero (mars 2003)
21 Vincent Delerm (septembre 2003)
22 Vincent Baguian (mars 2004, 2ème astagiaire parrain pour les 10 ans des Rencontres d'Astaffort)
23 Cali (avril 2005)
24 Magyd Cherfi (mai 2006)
Rencontres Francophones à la Réunion en septembre 2006 avec les parrains Nathalie Natiembé, Enzo Enzo, Pascal Rinaldi, Davy Sicard et avec la Fanfare Toussaint)
25 Tété (septembre 2006)
26 Marie Cherrier et Daguerre, 3e et 4e astagiaires marraine et parrain en mai 2007)
27 Emily Loizeau (mai 2008)
Rencontres occitanes avec Joan Pau Verdier en juillet 2008 à Rodez (Estivada)
28 Sanseverino (octobre 2008)
29 Zaho (mai 2009) plus concert de Berry avec en 1ère partie Zed Van Traumat
Rencontre Jeune public avec Yannick Jaulin et Henri Des en novembre 2009 : création du spectacle « L'enfant porte » qui bénéficie aussi d'un album
30 Maxime Leforestier et Emily Loizeau, co-marraine pour les 15 ans des Rencontres (octobre 2009)
31 Renan Luce (avril 2010)
32 Thomas Dutronc (octobre 2010)
33 Michel Jonasz (mai 2011)
34 Juliette (septembre 2011)
35 Jeanne Cherhal (avril 2012)
Vendredi 13 avril, final de la première partie de la soirée assurée par les astagiaires, ici avec Francis Cabrel pour « Encore et encore » sur des lumières signées Serge Falga
Quelques heures avant le concert de Jeanne Cherhal, le guitariste-accordéoniste Patrick Descamps et le percussionniste François de Castro
Avec une superbe mise en lumière signée Serge Falga
Vendredi 13 avril, 14 heures. Ca s’agite du côté de la Music’Halle d’Astaffort où les astagiaires abordent la dernière ligne droite des répétitions en vue du concert de ce soir.
Le concert bénéficiera d’une superbe mise en lumière signée Serge Falga sur la base de la quinzaine de chansons retenues par le jury et travaillés avec plusieurs professionnels, tels le guitariste Patrick Descamps et le percussionniste François de Castro, par ailleurs directeur de l’école de musique d’Astaffort.
A quelques dizaines de là, entre la Music’Halle et l’ancienne école transformée en Centre des Ecritures de la Chanson, se trouve la place centrale du village, avec son espace accueillant les amateurs de pétanque. Il y a aussi des bancs sur lesquels il fait bon s’assoir et discuter.
C’est justement ce que nous faisons, Jeanne Cherhal et moi, alors que Simon Delanoy, un des astagiaires, vient de prendre quelques photos de cet entretien à bâtons rompus.
Le concert bénéficiera d’une superbe mise en lumière signée Serge Falga sur la base de la quinzaine de chansons retenues par le jury et travaillés avec plusieurs professionnels, tels le guitariste Patrick Descamps et le percussionniste François de Castro, par ailleurs directeur de l’école de musique d’Astaffort.
A quelques dizaines de là, entre la Music’Halle et l’ancienne école transformée en Centre des Ecritures de la Chanson, se trouve la place centrale du village, avec son espace accueillant les amateurs de pétanque. Il y a aussi des bancs sur lesquels il fait bon s’assoir et discuter.
C’est justement ce que nous faisons, Jeanne Cherhal et moi, alors que Simon Delanoy, un des astagiaires, vient de prendre quelques photos de cet entretien à bâtons rompus.
Les astagiaires Simon Delanoy, Pierre Chatard, Adel Belhaddad et Jérôme Boloch face à Francis Cabrel
« Voici le futur de la chanson française avec trois auteurs-compositeurs-interprètes des plus représentatifs, prometteurs et différents, dans le style, de la « Génération Chorus »
Avec quatre albums sortis jusqu’à présent, donc le dernier voici deux ans et un 5ème opus prévu dans un an, Jeanne Cherhal mène sa barque avec bon sens et sans précipitation dans les eaux souvent mouvementées du milieu de la chanson.
En décembre 2004, elle avait partagé la une de « Chorus, les cahiers de la chanson » à l’occasion du 50ème numéro. Avec à la clé une très instructive table ronde de 30 pages partagée avec Bénabar et Vincent Delerm.
D’où ces propos de Fred Hidalgo dans son éditorial signé « Les racines du futur », titre emprunté au DVD de Tri Yann : « Nous avons choisi de célébrer l’événement en donnant la parole (et la une, ce numéro spécial méritant bien une couverture non moins spéciale) à Bénabar, à Jeanne Cherhal et à Vincent Delerme. Pour la 3ème table ronde de l’histoire sur l’art de la chanson et le métier de chanteur ».
Après les racines (Brel, Brassens et Ferré, cf. n° 20) et l’actualité (Cabrel, Goldman, Simon et Souchon, cf. n° 40), voici le futur de la chanson française avec trois auteurs-compositeurs-interprètes des plus représentatifs, prometteurs et différents, dans le style, de la « Génération Chorus ».
En décembre 2004, elle avait partagé la une de « Chorus, les cahiers de la chanson » à l’occasion du 50ème numéro. Avec à la clé une très instructive table ronde de 30 pages partagée avec Bénabar et Vincent Delerm.
D’où ces propos de Fred Hidalgo dans son éditorial signé « Les racines du futur », titre emprunté au DVD de Tri Yann : « Nous avons choisi de célébrer l’événement en donnant la parole (et la une, ce numéro spécial méritant bien une couverture non moins spéciale) à Bénabar, à Jeanne Cherhal et à Vincent Delerme. Pour la 3ème table ronde de l’histoire sur l’art de la chanson et le métier de chanteur ».
Après les racines (Brel, Brassens et Ferré, cf. n° 20) et l’actualité (Cabrel, Goldman, Simon et Souchon, cf. n° 40), voici le futur de la chanson française avec trois auteurs-compositeurs-interprètes des plus représentatifs, prometteurs et différents, dans le style, de la « Génération Chorus ».
« Mon corps est une cage qui m'empêche de danser avec l'homme que j'aime/ Et moi seule ai la clé »
Ce vendredi 13 avril 2012, dans une formule piano- voix qu’elle n’avait plus assuré depuis longtemps, elle séduira le public dès la première chanson. Avec ses mots fragiles et denses à la fois, son art de croquer des scènes de la vie et de mettre son grain de sel avec un sens inné de la formule, avec un zeste d'auto-dérision. Et elle enverra aussi quelques clins d’œil aux astagiaires en les interpellant avec humour.
« Mon corps est une cage qui m'empêche de danser avec l'homme que j'aime
Et moi seule ai la clé
Mon corps est une cage qui m'empêche de danser avec l'homme que j'aime
Et moi seule ai la clé
Debout j'ai le courage de ma peur d'écraser certains jeux où j'aime
Faire semblant d'oublier ».
C’est par cette chanson d’une rare intensité, avec des ruptures de rythmes dans la voix et la musique que Jeanne Cherhal a décollé. En piste pour une heure de voyage en altitude. Avec ici et là des atterrissages teintés de confidences et de réflexions pince sans-rire.
« Ca fait trois jours que je suis ici et j’ai l’impression que ça fait trois semaines. C’est assez particulier Astaffort… et je suis complètement astafforisée. J’ai essayé d’être une marraine un peu digne et à la hauteur… depuis que je suis ici c’est fou le nombre de gens qui sont venus me voir en me disant : c’est complètement dingue, c’est la 35ème édition des Rencontres et on n’a jamais eu un temps aussi pourri. Il y a tellement de gens qui sont venus me dire ça que je me suis dit : ils croient que c’est de ma faute !
Donc je profite de cette parole qui m’est donnée ce soi, de cette tribune pour rétablir une vérité. Je suis très très heureuse de la confiance qu’on me fait et de l’importance qu’on me donne finalement mais je ne suis pas toute puissante … mais la météo, ce n’est pas moi ».
Puis, imitant Francis Cabrel qui avait, en première partie de soirée, présenté chaque chanson et présenté chaque astagiaire, elle lance avec malice : « La prochaine chanson a été écrite par Jeanne, composée par Jeanne et c’est la jeune Jeanne qui va l’interpréter » ... avant d’enchainer aussitôt sur « Ca sent le sapin ».
Tour à tour chatte et tigresse, tendre et révoltée, la jeune artiste a offert un concert de toute beauté, jouant de son piano comme de sa voix. Avec force nuances, sans forcer mais avec une décontraction et une aisance suivies avec une vive attention par les astagiaires. Plusieurs d'entre eux étaient regroupés au balcon, commentant de temps en temps telle ou telle chanson.
Ainsi « Pays d’amour », inquiétant titre faussement rassurant, inspiré d’un témoignage entendu dans l’émission contestataire de l'infatigable Daniel Mermet sur France-Inter. Cette chanson teintée par le refus du silence et de la soumission définit l'état d'esprit de nombre de Québécois en ce moment face à la crise secouant de plein fouet « la Belle Province » ... refermons la parenthèse.
« Je vis dans un pays de rêve, parmi les chiens, la rage aux lèvres
Qui va me mordre ou m'embrasser ?
Je vis dans un pays d'amour, tous les matins, au petit jour
Le service d'ordre est renforcé ».
Un peu plus tard, Jeanne Cherhal entraine le public conquis à taper dans les mains, à l’accompagner dans son cri de révolte aux accents répétitifs : « Voilà, voilà, voilà »
« C'est comme une habitude, un peu comme une manie
J'aime la solitude jusqu'a la tyrannie
Viens pas me déloger de ma carapace quand j'hiberne
D'avance désolé pour mes coups dans tes lanternes ».
En guise d'avant-dernière chanson, il y aura « L’encre de tes yeux » : instant de plaisir partagé avec son créateur dans un duo tout en douceur et en émotion retenue. Un de ces moments où le temps s’arrête, où le silence envahit tellement la salle qu’on a l'impression d'entendre battre le cœur des spectateurs.
Assurément une de ces soirées qui devrait demeurer vivace dans la mémoire collective de Voix du Sud, avec en guise d'au-revoir au public son fameux « Je voudrais dormir ».
« Je suis debout dans la cuisine
Et je ne pense à rien.
Enfin à rien, c'est difficile,
Même impossible.
Y a toujours un p'tit quelque chose
Qui vient on ne sait d'où,
Un détail sur le mur, le papier peint
Une parole pas digérée.
Quand on voudrait avoir la tête vide,
Ca nous vient comme ça.
Je voudrais dormir »
Puis, après le concert, Jeanne Cherhal discutera « encore et encore » avec les astagiaires, une fois revenue au Centre des Ecritures de la Chanson, pour un ultime verre de l’amitié avant le départ prévu pour tous le lendemain samedi 14 avril. Et elle offrira un album dédicacé à chaque astagiaire.
« Mon corps est une cage qui m'empêche de danser avec l'homme que j'aime
Et moi seule ai la clé
Mon corps est une cage qui m'empêche de danser avec l'homme que j'aime
Et moi seule ai la clé
Debout j'ai le courage de ma peur d'écraser certains jeux où j'aime
Faire semblant d'oublier ».
C’est par cette chanson d’une rare intensité, avec des ruptures de rythmes dans la voix et la musique que Jeanne Cherhal a décollé. En piste pour une heure de voyage en altitude. Avec ici et là des atterrissages teintés de confidences et de réflexions pince sans-rire.
« Ca fait trois jours que je suis ici et j’ai l’impression que ça fait trois semaines. C’est assez particulier Astaffort… et je suis complètement astafforisée. J’ai essayé d’être une marraine un peu digne et à la hauteur… depuis que je suis ici c’est fou le nombre de gens qui sont venus me voir en me disant : c’est complètement dingue, c’est la 35ème édition des Rencontres et on n’a jamais eu un temps aussi pourri. Il y a tellement de gens qui sont venus me dire ça que je me suis dit : ils croient que c’est de ma faute !
Donc je profite de cette parole qui m’est donnée ce soi, de cette tribune pour rétablir une vérité. Je suis très très heureuse de la confiance qu’on me fait et de l’importance qu’on me donne finalement mais je ne suis pas toute puissante … mais la météo, ce n’est pas moi ».
Puis, imitant Francis Cabrel qui avait, en première partie de soirée, présenté chaque chanson et présenté chaque astagiaire, elle lance avec malice : « La prochaine chanson a été écrite par Jeanne, composée par Jeanne et c’est la jeune Jeanne qui va l’interpréter » ... avant d’enchainer aussitôt sur « Ca sent le sapin ».
Tour à tour chatte et tigresse, tendre et révoltée, la jeune artiste a offert un concert de toute beauté, jouant de son piano comme de sa voix. Avec force nuances, sans forcer mais avec une décontraction et une aisance suivies avec une vive attention par les astagiaires. Plusieurs d'entre eux étaient regroupés au balcon, commentant de temps en temps telle ou telle chanson.
Ainsi « Pays d’amour », inquiétant titre faussement rassurant, inspiré d’un témoignage entendu dans l’émission contestataire de l'infatigable Daniel Mermet sur France-Inter. Cette chanson teintée par le refus du silence et de la soumission définit l'état d'esprit de nombre de Québécois en ce moment face à la crise secouant de plein fouet « la Belle Province » ... refermons la parenthèse.
« Je vis dans un pays de rêve, parmi les chiens, la rage aux lèvres
Qui va me mordre ou m'embrasser ?
Je vis dans un pays d'amour, tous les matins, au petit jour
Le service d'ordre est renforcé ».
Un peu plus tard, Jeanne Cherhal entraine le public conquis à taper dans les mains, à l’accompagner dans son cri de révolte aux accents répétitifs : « Voilà, voilà, voilà »
« C'est comme une habitude, un peu comme une manie
J'aime la solitude jusqu'a la tyrannie
Viens pas me déloger de ma carapace quand j'hiberne
D'avance désolé pour mes coups dans tes lanternes ».
En guise d'avant-dernière chanson, il y aura « L’encre de tes yeux » : instant de plaisir partagé avec son créateur dans un duo tout en douceur et en émotion retenue. Un de ces moments où le temps s’arrête, où le silence envahit tellement la salle qu’on a l'impression d'entendre battre le cœur des spectateurs.
Assurément une de ces soirées qui devrait demeurer vivace dans la mémoire collective de Voix du Sud, avec en guise d'au-revoir au public son fameux « Je voudrais dormir ».
« Je suis debout dans la cuisine
Et je ne pense à rien.
Enfin à rien, c'est difficile,
Même impossible.
Y a toujours un p'tit quelque chose
Qui vient on ne sait d'où,
Un détail sur le mur, le papier peint
Une parole pas digérée.
Quand on voudrait avoir la tête vide,
Ca nous vient comme ça.
Je voudrais dormir »
Puis, après le concert, Jeanne Cherhal discutera « encore et encore » avec les astagiaires, une fois revenue au Centre des Ecritures de la Chanson, pour un ultime verre de l’amitié avant le départ prévu pour tous le lendemain samedi 14 avril. Et elle offrira un album dédicacé à chaque astagiaire.
« On est de la même génération ! Je me suis assez rapidement fondu dans le groupe, il n’y a pas de barrière, de distance »
Oui, quelques heures avant son concert, l’auteure-compositrice-interprète originaire de Nantes s’est exprimée spontanément sur son expérience de marraine des 35èmes Rencontres d’Astaffort.
Un village où elle vient pour la première fois, à l’invitation de Francis Cabrel. « Il m’a beaucoup soutenu quand j’ai démarré, et invité dans des émissions ». A défaut d’accueillir Cabrel sur scène avec elle lors de sa dernière tournée – comme elle le souhaitait - Jeanne Cherhal est donc venue à Astaffort.
Etre marraine des 35èmes Rencontres d’Astaffort, ça engage à quoi au juste ? « En fait on ne m’a pas attribué un rôle précis ».
La chanteuse a carte blanche pour intervenir selon les demandes de stagiaires. Ainsi le mercredi matin au lendemain de son arrivée, elle a pris part à la table ronde animée par le directeur artistique Michel Boulanger sur le milieu artistique, et l’entourage des artistes : « J’ai débarqué, et fais part de mon expérience à bâtons rompus ».
Ici pas de programme imposé pour la marraine : elle va et vient de groupe en groupe, d’atelier en atelier. «J’aime bien assister aux répétitions. J’ai eu l’occasion de faire travailler deux astagiaires sur une chanson piano voix : Cécile et Chloé. Elles étaient un peu bloquées musicalement à un moment et elles voulaient que je leur donne une petite clé. J’ai fait de mon mieux pour les aider, en toute humilité. Je n’ai pas l’habitude de faire du coaching.
En trois jours j’ai l’impression qu’on a lié une amitié avec les stagiaires…On est de la même génération ! Je me suis assez rapidement fondu dans le groupe, il n’y a pas de barrière, de distance. J’ai l’impression de faire partie du stage ».
Entre les astagiaires et la marraine, place aux « discussions informelles. Elles le sont toutes, je ne suis pas dans un bureau en leur disant : si vous voulez me poser des questions, c’est de 14 h à 18 h.
Cet après-midi on a pris l’apéro dans le petit café à côté, Au bon accueil. On a un peu parlé du métier et de plein d’autres choses aussi. Et mardi soir, on a fait un tour dans Astaffort by night ! Super cool. On parle de chansons mais pas que de chansons ».
Un village où elle vient pour la première fois, à l’invitation de Francis Cabrel. « Il m’a beaucoup soutenu quand j’ai démarré, et invité dans des émissions ». A défaut d’accueillir Cabrel sur scène avec elle lors de sa dernière tournée – comme elle le souhaitait - Jeanne Cherhal est donc venue à Astaffort.
Etre marraine des 35èmes Rencontres d’Astaffort, ça engage à quoi au juste ? « En fait on ne m’a pas attribué un rôle précis ».
La chanteuse a carte blanche pour intervenir selon les demandes de stagiaires. Ainsi le mercredi matin au lendemain de son arrivée, elle a pris part à la table ronde animée par le directeur artistique Michel Boulanger sur le milieu artistique, et l’entourage des artistes : « J’ai débarqué, et fais part de mon expérience à bâtons rompus ».
Ici pas de programme imposé pour la marraine : elle va et vient de groupe en groupe, d’atelier en atelier. «J’aime bien assister aux répétitions. J’ai eu l’occasion de faire travailler deux astagiaires sur une chanson piano voix : Cécile et Chloé. Elles étaient un peu bloquées musicalement à un moment et elles voulaient que je leur donne une petite clé. J’ai fait de mon mieux pour les aider, en toute humilité. Je n’ai pas l’habitude de faire du coaching.
En trois jours j’ai l’impression qu’on a lié une amitié avec les stagiaires…On est de la même génération ! Je me suis assez rapidement fondu dans le groupe, il n’y a pas de barrière, de distance. J’ai l’impression de faire partie du stage ».
Entre les astagiaires et la marraine, place aux « discussions informelles. Elles le sont toutes, je ne suis pas dans un bureau en leur disant : si vous voulez me poser des questions, c’est de 14 h à 18 h.
Cet après-midi on a pris l’apéro dans le petit café à côté, Au bon accueil. On a un peu parlé du métier et de plein d’autres choses aussi. Et mardi soir, on a fait un tour dans Astaffort by night ! Super cool. On parle de chansons mais pas que de chansons ».
« C’est ce qui m’a agréablement surprise surtout dans ce stage, c’est qu’on est vraiment dans l’art, dans la création »
Sous « l'oeil averti » de Renan Luce, parrain des 31èmes Rencontres, présentation au jury d'une chanson par Klô Pelgag, Aurélie Laurence et Piotr Paluch
Qu’en est-il des contacts avec les astagiaires ? « Certains sont plus proches de moi que d’autres. Avec d’autres je n’ai quasiment pas encore parlé, je ne provoque pas systématiquement la discussion. Ils savent tous que je suis là, disponible pour eux ».
D’où nombre d’interrogations lancées au fil des échanges entre la chanteuse et les astagiaires. Toutes sortes de questions sur le métier et la chanteuse : as-tu le trac et des rituels avant un concert ? As-tu un manager ? Est-il difficile de signer dans une maison de disques ? As-tu une formation de conservatoire ?
« Des questions très vastes. Bizarrement – et j’ai trouvé ça plutôt cool – personne ne m’a posé de questions très techniques sur la SACEM ou la licence globale
C’est ce qui m’a agréablement surprise surtout dans ce stage, c’est qu’on est vraiment dans l’art, dans la création, et les stagiaires ne m’ont pas assailli de questions sur la fin du disque, le téléchargement n’est jamais venu sur le tapis. Ca m’a fait beaucoup du bien parce que ce sont des questions récurrentes dans le métier.
Et là c’était plus des questions liées au métier de chanteuse, d’auteur-compositeur, au trac, à ce que ca peut représenter dans une vie de faire de la scène ».
D’où nombre d’interrogations lancées au fil des échanges entre la chanteuse et les astagiaires. Toutes sortes de questions sur le métier et la chanteuse : as-tu le trac et des rituels avant un concert ? As-tu un manager ? Est-il difficile de signer dans une maison de disques ? As-tu une formation de conservatoire ?
« Des questions très vastes. Bizarrement – et j’ai trouvé ça plutôt cool – personne ne m’a posé de questions très techniques sur la SACEM ou la licence globale
C’est ce qui m’a agréablement surprise surtout dans ce stage, c’est qu’on est vraiment dans l’art, dans la création, et les stagiaires ne m’ont pas assailli de questions sur la fin du disque, le téléchargement n’est jamais venu sur le tapis. Ca m’a fait beaucoup du bien parce que ce sont des questions récurrentes dans le métier.
Et là c’était plus des questions liées au métier de chanteuse, d’auteur-compositeur, au trac, à ce que ca peut représenter dans une vie de faire de la scène ».
« Même si maintenant beaucoup de gens consomment la musique titre par titre, j’aime travailler à faire un album cohérent avec 10 ou 12 chansons »
Interrogé sur l’ancienne école communale des garçons d’Astaffort transformée en Centre des Ecritures de la Chanson, elle affirme être « émerveillée par le travail de Francis, par son énergie, sa générosité, par rapport à sa commune. C’est du jamais vu. C’est rare je n’ai pas d’autre exemple en tête avec un artiste de cette envergure là, c’est exceptionnel
En plus il fait ça avec une humilité et une disponibilité. J’ai découvert quelqu’un de rare, de terriblement intègre, je suis hyper émue de cette rencontre là. Et je trouve que j’ai vraiment de la chance, il se trouve que j’avais du temps pour venir là, un peu en avant, pas seulement pour faire le concert. J’ai eu l’occasion de voir son studio, il a été très généreux avec moi, très accueillant. Oui, j’ai de la chance ».
Et qu’en est-il de l’évolution du métier vécu par les astagiaires ? « Ils ont tous un CD, une carte de visite autoproduite pour la plupart du temps : un 5 titres, parfois un album entier. On m’a aussi laissé des clés USB. Ils ont une manière d'utiliser les outils vraiment actuels.
Je suis attachée au support physique. Même si maintenant beaucoup de gens consomment la musique titre par titre, j’aime travailler sur un album cohérent avec 10 ou 12 chansons qui vont les unes avec les autres, en ayant pensé au tracking. Tout un contexte, une vision de ce qu'on est à un moment donné ».
Notons par ailleurs que trois des quatre finalistes de l’émission The Voice diffusée récemment par TF 1 sont d’anciens astagiaires : Louis Delort, Aude Henneville et le lauréat Stéphane Rizon. Précisions sur le blog de Voix du Sud :
Rendez-vous dans le prochain volet de ce dossier sur Voix du Sud avec un voyage au-delà des frontières de l'Hexagone.
Embarquement vers l'espace francophone avec des photos inédites d'"artistes venus d'ailleurs" pour participer aux Rencontres d'Astaffort : Europe, Afrique, Amérique du Nord et même Amérique du Sud. Ce sera l'occasion pour retrouver quelques-uns des nombreux créateurs venus du Québec, de l'Acadie, de Saint-Pierre et Miquelon, etc. L'occasion aussi de se promener à la Réunion, au Québec et en Acadie ; terres de création par excellence ayant accueilli des Rencontres d'Astaffort.
En plus il fait ça avec une humilité et une disponibilité. J’ai découvert quelqu’un de rare, de terriblement intègre, je suis hyper émue de cette rencontre là. Et je trouve que j’ai vraiment de la chance, il se trouve que j’avais du temps pour venir là, un peu en avant, pas seulement pour faire le concert. J’ai eu l’occasion de voir son studio, il a été très généreux avec moi, très accueillant. Oui, j’ai de la chance ».
Et qu’en est-il de l’évolution du métier vécu par les astagiaires ? « Ils ont tous un CD, une carte de visite autoproduite pour la plupart du temps : un 5 titres, parfois un album entier. On m’a aussi laissé des clés USB. Ils ont une manière d'utiliser les outils vraiment actuels.
Je suis attachée au support physique. Même si maintenant beaucoup de gens consomment la musique titre par titre, j’aime travailler sur un album cohérent avec 10 ou 12 chansons qui vont les unes avec les autres, en ayant pensé au tracking. Tout un contexte, une vision de ce qu'on est à un moment donné ».
Notons par ailleurs que trois des quatre finalistes de l’émission The Voice diffusée récemment par TF 1 sont d’anciens astagiaires : Louis Delort, Aude Henneville et le lauréat Stéphane Rizon. Précisions sur le blog de Voix du Sud :
Rendez-vous dans le prochain volet de ce dossier sur Voix du Sud avec un voyage au-delà des frontières de l'Hexagone.
Embarquement vers l'espace francophone avec des photos inédites d'"artistes venus d'ailleurs" pour participer aux Rencontres d'Astaffort : Europe, Afrique, Amérique du Nord et même Amérique du Sud. Ce sera l'occasion pour retrouver quelques-uns des nombreux créateurs venus du Québec, de l'Acadie, de Saint-Pierre et Miquelon, etc. L'occasion aussi de se promener à la Réunion, au Québec et en Acadie ; terres de création par excellence ayant accueilli des Rencontres d'Astaffort.
Olgica Sussac et Cécile Lemaire, « en présence » de Thomas Dutronc, parrain des 32èmes Rencontres d'Astaffort





ASTAFFORT/ VOIX DU SUD (6) : « Bonne nouvelle »


















